Un requin, c’est déjà flippant.
Une araignée, ça peut, soyons honnêtes.
Un alligator, oui plutôt quand même, faut pas déconner.
Alors les mêmes devenus énormes (je ne vous dirais pas comment !) et là c’est la terreur limite hystérique dans le quartier, nan ?
L’horreur animalière, au fond, comme dirait Raymond Devos, ne se prend que par un bout de ses deux bouts : le surnuméraire ou le gigantisme (l’anachronisme fut aussi un courant, plus mineur). La SF 50’s post-atomique l’avait bien compris, Arac Attack aussi, fusionnant le tout.
Même Spielby, avec son brillant Jaws-jalon, préféra gonfler un rien les proportions de sa bébête, au kazoo.
Plus c’est gros plus c’est bon ? C’est pas moi qui le dit, c’est Linda Lovelace.
Les Dents de la Mer 1-2-3, Orca, La Mort au Large… pour peu que la jaquette vende bien l’affaire et le hanteur de vidéo-club à tous coups, sinon répétés, succombait*.
Une araignée, ça peut, soyons honnêtes.
Un alligator, oui plutôt quand même, faut pas déconner.
Alors les mêmes devenus énormes (je ne vous dirais pas comment !) et là c’est la terreur limite hystérique dans le quartier, nan ?
L’horreur animalière, au fond, comme dirait Raymond Devos, ne se prend que par un bout de ses deux bouts : le surnuméraire ou le gigantisme (l’anachronisme fut aussi un courant, plus mineur). La SF 50’s post-atomique l’avait bien compris, Arac Attack aussi, fusionnant le tout.
Même Spielby, avec son brillant Jaws-jalon, préféra gonfler un rien les proportions de sa bébête, au kazoo.
Plus c’est gros plus c’est bon ? C’est pas moi qui le dit, c’est Linda Lovelace.
Les Dents de la Mer 1-2-3, Orca, La Mort au Large… pour peu que la jaquette vende bien l’affaire et le hanteur de vidéo-club à tous coups, sinon répétés, succombait*.
Car ici le visuel devait cogner, le lexique seul ne suffisait plus.
Alors que les mots « zombie » ou « mort-vivant » m’auraient fait louer le moindre court-métrage de fin d’études agronomiques d’un redoublant bas-breton, la promesse gore/animale me laissait toujours un peu circonspect (je ne vis ainsi jamais Les Bêtes Féroces Attaquent de Fanco Prosperi, hit miteux d’alors) et je rechignais à louer le fond de catalogue du sous-genre si l’abracadantesque n’était pas fichtrement et complaisamment vanté.
Le fort fauché Incroyable Alligator, soutenu toutefois par la fameuse Sangria et ses Accords du Diable des lundis 88-89 de La 5 à Berlusco’, constituera dans cette optique une authentique pierre d’angle à ma vidéophilie finalement peu regardante.
Le bébé reptile balancé par les gogues, nourri aux égouts pollués par des carcasses de chiens victimes d’expériences stéroïdieuses de vétos peu scrupuleux (sic) et qui revient, huge !, pour massacrer une société corrompue et irresponsable, n’aura pas retenu mon attention d’alors pour ses courtes prétentions écolos mais bien pour ses échos de légendes urbaines, ses outrances gore et ses énormités peu scrupuleuses et diverses (qu’un humour de goût volontiers mauvais appuyait joliment).
Alors que les mots « zombie » ou « mort-vivant » m’auraient fait louer le moindre court-métrage de fin d’études agronomiques d’un redoublant bas-breton, la promesse gore/animale me laissait toujours un peu circonspect (je ne vis ainsi jamais Les Bêtes Féroces Attaquent de Fanco Prosperi, hit miteux d’alors) et je rechignais à louer le fond de catalogue du sous-genre si l’abracadantesque n’était pas fichtrement et complaisamment vanté.
Le fort fauché Incroyable Alligator, soutenu toutefois par la fameuse Sangria et ses Accords du Diable des lundis 88-89 de La 5 à Berlusco’, constituera dans cette optique une authentique pierre d’angle à ma vidéophilie finalement peu regardante.
Le bébé reptile balancé par les gogues, nourri aux égouts pollués par des carcasses de chiens victimes d’expériences stéroïdieuses de vétos peu scrupuleux (sic) et qui revient, huge !, pour massacrer une société corrompue et irresponsable, n’aura pas retenu mon attention d’alors pour ses courtes prétentions écolos mais bien pour ses échos de légendes urbaines, ses outrances gore et ses énormités peu scrupuleuses et diverses (qu’un humour de goût volontiers mauvais appuyait joliment).
Le Lewis Teague alors aux manettes derrière le putain de gros caïman furibard, reprendra du service en proportions moindres avec un autre bestiau atrabilaire : le fumeux St Bernard d’un Stephen King infra-mineur : Cujo (puis avec l’encore plus ras du plancher Cat’s Eyes, histoire sans doute de clore une trilogie animalière à des années-lumières en dessous de celle de Dario Argento (L’Oiseau au Plumage de Cristal-Le Chat à Neuf Queues-Quatre Mouches de Velours Gris) ?)
Les barbares invasions, elles, et malgré la volatile vision cauchemardesque du gars Hitchcock, étaient principalement concentrées sur les insectes et autres petites merdes dégoûtantes (vers, limaces, etc.).
Un envahissement par milliers de dromadaires semblant moins percutant que celui opéré par des putains d’abeilles (The Swarm (1978), Killer Bees (1974)),
Les barbares invasions, elles, et malgré la volatile vision cauchemardesque du gars Hitchcock, étaient principalement concentrées sur les insectes et autres petites merdes dégoûtantes (vers, limaces, etc.).
Un envahissement par milliers de dromadaires semblant moins percutant que celui opéré par des putains d’abeilles (The Swarm (1978), Killer Bees (1974)),
des saloperies d’araignées (de l’Horrible Invasion (1977) au tardif Arachnophobie (1990)), des chieries de fourmis (le très particulier one-shot de Saul Bass Phase IV (1974)), des gluanteries variées (Frogs (1972), Squirm (La Nuit des Vers Géants, 1976)), des rongeurs craspecs (Willard (1971) et Ben (1972)) …
… et du tout à la fois (le dispensable cauchemar heavy-metalo-entomologiste Phenomena (1985)), on ne vit que peu de dromadaires dans les rayons horrifiques de mon Locatel.
Etait-ce alors un tort, un autre mal nécessaire ?
J’y réfléchis sérieusement et je vous en reparle.
Etait-ce alors un tort, un autre mal nécessaire ?
J’y réfléchis sérieusement et je vous en reparle.
* on appréciera ici un bien bel aquarium sanguinaire:





